Grégory Perrier tisse sa toile

Paysan et chauffeur de car le jour, « crooner » le soir, Grégory 24 ans mène sa carrière d’artiste, tambour battant. Il vient de s’offrir une vitrine sur le web.

Grégory Perrier, chanteur sentimental 100% pur Combrailles est un artiste multimédia. Presse, radio, télévision locale et même l’incontournable JT de Jean-Pierre Pernault  se sont penchés sur le cas de cet artiste né en 1985, pourfendeur de techno et de rap, ne jurant que par les standards des années 70-80. « ça m’a bien aidé. C’est de la reconnaissance et du respect en plus ». Ne manquez plus qu’à se faire une place sur internet.

Grégory-perrier.com, le point de chute des fans inconditionnels et des curieux avides d’écouter en boucles ses chansons d’amour rétro vient d’ouvrir. « Il y a des photos, des dates de concerts, des extraits de chansons… et une rubrique consacrées à Hervé Vilard ». Son « maître » aux cotés des Barbelivien, Lama, Dassin, ou Sardou, dont il semble avoir hérité du grain de voix.

Une suite « naturelle » pour ce chanteur pour le moins décalé, si fier d’avoir remplie la maison de la culture de Clermont-Ferrand en février dernier. « Maintenant çà devient sérieux. » Pourtant, ses chevilles, bien ancrées dans sa terre de Citernes-La-Forêt, ne risquent pas d’enfler. « Ça fait drôle de chanter devant 1.500 personnes après avoir galérer devant 40 ou 50 ».  Son carnet de rendez vous avec les scènes de la région et d’ailleurs rempli pour tout l’été, Grégory assure vouloir continuer ses activités d’agriculteurs et de chauffeur de car, « par sécurité ». Avec un emploi de temps aménagé, car en concert il faut être en forme pour pouvoir assurer ».

Heureux de son parcours d’artiste, il regrette : « avec les filles c’est toujours aussi compliqué ». Une vie amoureuse tumultueuse qui a le mérite de lui fournir l’inspiration. Après « l’album », l’auteur compositeur  interprète prépare un troisième opus, espérer dans les bacs courant 2010.
Toujours branché sur le courant de la mélancolie, il « restera dans son truc  de crooner, avec 80% de chanson sentimentales ».
Sans toutefois verser dans « les chansons qui voient tout en rose à la Frédéric François, ça je n’y crois plus ».

Sylvain Langlois