L'émotion palpable d'un artiste complet
À 23 ans, Grégory Perrier est déjà un « vieux routier » de la scène. Il a commencé la chanson à l’âge de 16 ans et, de concerts en premières parties, il s’est fait de nombreux amis dans le métier, comme Stone et Charden, Nicolas Peyrac ou Richard Anthony.
Grégory Perrier est un artiste complet : auteur, compositeur, interprète et aussi, serait-on tenté de dire, homme de scène. Il a tôt fait de mettre le public dans sa poche en l’invitant à participer activement aux refrains connus, en descendant chanter dans la salle, ou encore, en profitant d’un incident technique pour engager une conversation à bâtons rompus.
Mais c’est avant tout le chanteur que le public est venu écouter. Il a été servi et bien servi. Aux reprises de voix aussi célèbres que celles de Serge Lama, Gérard Lenorman, Michel Sardou, Joe Dassin ou C. Jérôme, il a ajouté quelques-unes de ses propres compositions.
Plus que les autres, ce sont ces chansons-là que l’on livre avec son cœur, avec ses tripes, car souvent, elles racontent des histoires qui vous touchent de près. Elles dégagent une émotion palpable, tant sur scène que dans la salle, à l’exemple de ses titres « Il va pleuvoir » ou « La maison où elle vit ».
Le fait reste assez rare pour être souligné. Grégory Perrier n’utilise pas une bande-son mais se fait accompagner de cinq musiciens, ce qui donne évidemment une dimension infiniment plus vivante, à son tour de chant. Preuve supplémentaire qu’il s’agit là d’un artiste qui ne triche pas.
Et quand on lui demande s’il n’est pas trop difficile de vivre aussi nombreux de la musique, il répond placidement que tous ont (au moins) un autre métier, lui y compris. Ce qui n’empêche pas d’avoir des projets. Une nouvelle scène (peut-être au mois de février ?), un CD deux titres intitulé « Trois mesures à trois temps », et, à plus long terme, un CD dix titres dont le nom est déjà trouvé : « Mélancolie ».
Avec 30 chansons déposées et autant dans les tiroirs, Grégory Perrier peut sans peine proposer plusieurs albums, pourvu que les bonnes portes s’ouvrent devant lui.
source : La Montagne (08/10/2008)